samedi 28 décembre 2013

Blanche-Neige

Auteurs: Jacob et Wilhelm Grimm
Illustratrice: Mayalen Goust
Éditeur: Flammarion
Collection: Père Castor
Première édition: 2009
Présente édition: 2011
Prix: 13€
24 p.

Conte - Album
Dès 4-5 ans

Quatrième de couverture:

Il était une fois une reine qui cousait devant sa fenêtre. C'était l'hiver. Lorsqu'elle se piqua le doigt ave son aiguille, trois gouttes de sang tombèrent sur la neige.
- Oh! soupira-t-elle alors. Comme j'aimerais avoir un enfant à la peau aussi blanche que la neige, aux joues aussi rouges que le sang et aux cheveux aussi noirs que l'ébène de cette fenêtre!

Quelques mois plus tard, la reine mit au monde une petite fille à la beauté fidèle à ses désirs, qu'elle décida d'appeler Blanche-Neige.

Mon avis:

Pour moi, Blanche-Neige, c'est une princesse exaspérante de chez Disney, qui a bercé mon enfance... Je me souviens que ma maman me lisait l'histoire souvent, et que j'avais très peur des  ombres dans la forêt, quand elle était perdue, et quand le chasseur la menaçait. En grandissant, cette image de Blanche-Neige est restée, et j'avoue que cela ne m'a pas donné grande envie de découvrir ce qu'était ce conte à l'origine, avant qu'il ne soit édulcoré par Disney.

Lorsque j'ai abordé le thème des princesses dans la littérature avec mes élèves de maternelle il y a 2 ans, je me suis offert cet album qui m'attirait par ses belles illustrations. Je n'ai vraiment pas été déçue, car le conte d'origine n'a vraiment rien à voir avec la version Disney!!!
On y retrouve la méchante reine et son miroir, les sept nains, le beau prince... Cependant, Blanche-Neige est  encore plus naïve que ce que j'aurais cru: elle ne se fait pas avoir  qu'avec une pomme! Elle se fait aussi avoir par un ruban, et un peigne...
De même, l'histoire d'amour entre le  prince et la princesse est assez discutable, puisqu'il tombe amoureux d'elle uniquement en la voyant "endormie" dans son cercueil de verre, comme si seule la beauté d'une femme permettait de susciter le sentiment amoureux... Et Blanche-Neige alors? Si elle n'en voulait pas de ce "Prince"? Enfin, seule la jalousie aura raison de la mort de la méchante Reine.

Les élèves ont beaucoup aimé comparer les différentes versions du conte qu'ils avaient rencontrées. Certains en connaissaient d'ailleurs plus que moi sur le sujet, moi qui en était restée à la version Disney. 

Je souhaite féliciter l'illustratrice pour la qualité des illustrations. Blanche-Neige, toute ingénue qu'elle est, apparait comme une enfant jusqu'à ce qu'elle croque dans la pomme, ce qui nous permet d'accepter plus facilement sa naïveté, et permet d'aborder avec les enfants les règles de sécurité basiques, si il est amené à rester seul à la maison parfois. Mais quand le prince la réveille, elle a bien vieillit puisqu'elle réapparait sous les traits d'une jeune fille (entre 16 et 20ans...). Du temps a bien passé donc, dans ce cercueil de verre, et l'idée du mariage semble plus acceptable.
Le prince apparait sous les traits d'un prince asiatique (coiffé d'un turban), suivi de serviteurs coiffés de chapeaux chinois, ce qui est peu courant dans les contes européens. Blanche-Neige se marie d'ailleurs dans un vêtement rouge, comme cela se fait dans plusieurs pays d'Asie... C'est un petit clin d'oeil que j'ai beaucoup apprécié, et qui donne vraiment son petit plus à l'album.
Les nains quand à eux n'apparaissent pas comme des bonshommes grassouillets et barbus, mais plutôt comme des petits lutins, que l'on aime retrouver dans les contes de fées.
Le trait de Mayalen Goust est juste, plein de finesse et d'émotions. L'album est donc vraiment très beau, et je suis ravie de l'avoir dans ma bibliothèque.

Ainsi, si vous souhaitez offrir ce conte à un enfant, cet album est tout indiqué. Suffisamment enfantin pour être lu aux plus jeunes, et pas trop édulcoré pour garder une certaine profondeur ainsi que la portée symbolique du conte.
Collègues instits qui passez par-là, n'hésitez pas: cet album peut être travaillé du cycle 1 jusqu'au cycle 3 sans problème. L'analyse et l'exploitation sera juste différente en fonction du niveau de lecture des élèves.

Pour aller plus loin:

J'ai relu cet album dans le cadre du Challenge Petit BAC 2013 d'Enora.
Catégorie Phénomène météorologique avec le mot "Neige".


L'Ephémère

Auteur - Illustrateur: Stéphane Sénégas
Éditeur: L'école des loisirs
Collection: Kaléidoscope
Année: 2007
 
Album
Dès la maternelle, jusqu'à 99ans (pour les grands enfants):
 
Quatrième de couverture:
 
Deux frères découvrent un drôle de petit insecte, un éphémère. Lorsqu'il comprennent que leur nouvel ami ne vit qu'un seul jour, ils décident de tout faire pour que cette journée unique soit mémorable.
 
Mon avis:
 
J'ai découvert cet album lors du salon de littérature de jeunesse d'Albi en 2011, et j'ai été immédiatement séduite. Tout d'abord attirée par la petite bestiole à 6 pattes qui ornait la couverture (enfin quelqu'un qui dessine un insecte en respectant ses principales caractéristiques - la biologiste parle en moi -), et par le sujet peu courant en littérature (parler des insectes est moins courant que de les faire parler en les humanisant au possible), je me suis littéralement jetée sur l'album que j'ai lu, en attendant que l'auteur dédicace les livres des enfants curieux et fascinés qui s'amassaient autour de lui.
Entre temps, des amies passant par là ont passé la tête par-dessus mon épaule, et en lisant l'album, n'ont pu réprimer les rires. Je ne vous cache pas que Stéphane Sénégas n'a pas résisté à l'envie de lever les yeux et d'esquisser un sourire, avant de retourner à son dur labeur d'auteur-illustrateur en dédicace.
 
Bref, vous l'aurez compris, cet album est drôle, superbement illustré avec des supports et techniques variés (carton, papiers déchirés, papier craft, liège, papier journal...), et traite d'un sujet sensible: qu'est-ce que la vie et la mort? Ça dure longtemps? Et si ça ne dure pas longtemps, qu'est-ce qu'on fait?
 
Je l'ai proposé en lecture plaisir à mes élèves de moyenne section lors de ma première année d'enseignement, et ils étaient fascinés. D'habitude, ils posent peu de questions, se contentant de dire "j'ai aimé" ou "j'ai pas aimé". Mais là, les questions ont fusé. Pourquoi il est mort? Qu'est-ce que c'est la mort? Et les échanges entre élèves ont été riches (pour une fois, les élèves discutaient entre eux en s'écoutant, véritablement intéressés, chose rare à cet âge où tout échange passe par l'adulte...).
Finalement, cet album est excellent pour aborder le thème difficile de la mort, sans l'alourdir, pour en parler avec un peu de détachement (un peu, parce que quand même, ce petit éphémère qui aura eu une vie peu commune, on a fini par s'y attacher! ^^)

Il faut savoir qu'aujourd'hui, ce petit bijou n'est plus en vente en librairie... Oui, l'éditeur a décidé de ne pas le réimprimer. Je ne peux qu'être déçue de la perte de ce petit bijou dans le paysage littéraire des enfants. J'espère qu'un jour, cet album trouvera un nouvel éditeur, car je vous assure, il le mérite vraiment.
Pour ceux qui souhaiteraient le lire, peut-être aurez-vous la chance de le trouver d'occasion, quelque part? Mais franchement, je me demande bien qui serait assez fou pour se séparer d'une petite merveille comme celle-ci!
 
Pour aller plus loin:
 
Voici la dédicace du livre par l'auteur lui-même! Je trouve presque surprenant de voir sa manière de travailler. Des traits qui semblent esquissés, tracés d'un geste net et très assurés ne le sont pas du tout. En premier lieu tracés au crayon à papier, les contours sont ensuite retracés à l'encre, en corrigeant les "erreurs" de parcours du crayon à papier. Stéphane Sénégas a un coup de crayon très appliqué, il travaille avec beaucoup de minutie et de précision, ce qui est très rigolo à voir quand on regarde d'autres illustrateurs à côté "torcher" leurs dédicaces en un tour de main.
Il m'a demandé quel éphémère j'étais: pirate, clown, ou pilote automobile? J'ai choisi pirate... surprenant non?
 
Petite question, un "R" s'est perdu, saurez-vous le retrouver?
 

 
C'est en réalité dans l'image suivante qu'il faut chercher (la page qui a été dédicacée sur un autre livre pour l'une de mes amies...):
 
 
Alors? Vous avez trouvé?
Vous donnez votre langue au chat??? 

Livre relu dans le cadre du challenge "Petit Bac 2013", organisé par Enna.

vendredi 27 décembre 2013

Divergente, Tome 1

Auteur: Veronica Roth
Traductrice: Anne Delcourt
Éditeur: Nathan
Première édition: 2011
Présente édition: 2012
435 p.
16,50 €

Science-fiction (dystopie?)
Grands Ados  - Adultes

Quatrième de couverture:

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie.
Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant.

Elle est divergente.
Ce secret peut la sauver... ou la tuer.

Mon avis:

J'étais en mal d'Hunger Games quand j'ai choisi d'acheter ce livre... N'étant pas lectrice de science-fiction à la base, je découvre peu à peu le genre grâce à ces romans jeunesse à la mode. Si je commence à me lasser du côté "jeunesse", et aimerait trouver des livres "adultes" (j'entends par-là des romans dans lesquels les personnages principaux sont adultes) qui me correspondent, je ne suis pas encore lassée du genre, et j'ai retenté ma chance avec cette série, bientôt adaptée au cinéma (tiens? Comme c'est surprenant!).

Avec Divergente, j'ai aimé suivre le parcours de Tris, son évolution, son parcours. J'ai beaucoup accroché sur les 3 premiers quarts du livre. Mais  sur la fin, je me suis un peu essoufflée. J'ai lu ça et là que bon nombre de lecteurs ont préféré la fin, justement, car il y a plus d'action. Personnellement, j'ai préféré l'aspect plus psychologique du roman, même si je regrette qu'il ne soit un peu plus mature, et un peu plus approfondi. La fin pour moi est trop vite expédiée, et pas assez haletante. C'est justement là que se dénoue toute l'intrigue, et que la suite se profile... Mais non, on a à peine peur. La tension commence à peine à monter qu'elle retombe comme un soufflé, et ce à plusieurs reprises. Je n'accroche pas du tout aux passages du genre "Tiens? Machin est mort. Je suis triste. Et hop, je passe déjà à autre chose." De nombreux moments devraient être porteurs d'intensité, et ne sont pas exploités, rendant peu crédible l'histoire.

Par contre, en ce qui concerne les histoires d'amour, là, l'auteur y met le paquet! Tout le monde s'entretue, mais les amoureux se bécotent, normal! A la Blanche-neige: un baiser et hop, ça repart! Peu crédible tout ça, et particulièrement agaçant.

De plus, lorsqu'on découvre les dérives de cette société qui se voudrait "idéale", le lecteur n'est pas posé en tant que véritable penseur. L'auteur ne nous amène pas vraiment à réfléchir sur les  raisons de ces dérives, ni sur les éventuels parallèles que l'on pourrait faire avec la société d'aujourd'hui. En quoi ce futur-là semble être un futur possible? Qu'est-ce qui, dans notre société actuelle, pourrait nous amener à vouloir diviser les populations en 5 factions identifiées ainsi? 

Cela m'a donné l'effet d'une fin de roman bâclée, et me laisse un goût amer en bouche alors que, je le rappelle, la première partie du roman m'a beaucoup plu. Les évènements sont prévisibles, et parfois on se demande comment l'héroïne fait pour ne pas percuter plus vite. Mais j'ai accepté ces faiblesses de "scénario" plus facilement, car j'ai aimé découvrir l'univers, le personnage de Tris, et ses amis ou ennemis. Et j'ai accepté ces faiblesses car j'étais plongée dans la lecture, totalement happée, au point qu'il m'était difficile de reposer le roman (dans les 350 premières pages).
Je ne vous en dit pas plus, car je pense en avoir dit suffisamment, et je ne veux gâcher la lecture de personne non plus...

Finalement, le bilan sur le livre est mitigé. J'ai passé un bon moment de lecture, et je lirai probablement la suite (comme j'irai probablement voir l'adaptation au cinéma), mais ce n'est pas la lecture du siècle. Un des points positifs: l'envie émerge en moi de lire 2 piliers de la dystopie, que mon compagnon me conseille depuis longtemps, à savoir 1984 et Le meilleur des mondes.

Pour aller plus loin:

Voici la bande-annonce du film, qui devrait sortir le 9 avril 2014:


lundi 25 novembre 2013

Benda Bilili!



Réalisateurs: Renaud Barret et Florent de la Tullaye

 
Documentaire

Avec les membres du Staff Benda Bilili: Roger Landu, Coco Ngambali, Djunana Tanga-Suele, Leon Likabu..
 
Sortie: 8 septembre 2010
Durée: 1h25min
Film Franco-Congolais.
 
Synopsis (Allociné):
 
Ricky avait un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo.
Roger, enfant des rues, désirait plus que tout rejoindre ces stars du ghetto kinois qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max. Mais avant tout il faut survivre, déjouer les pièges de la rue de Kinshasa, chanter et danser pour s'évader. Pendant cinq ans, des premières chansons à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI nous raconte ce rêve devenu réalité.
 
Mon avis:
 
Un film bluffant, qui me fait relativiser sur mes soucis de petite fille pourrie gâtée...
 
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir dit-on.
Tant qu'un homme n'est pas mort, il n'est pas fini disent-ils.
 
Ce film est une ode à la vie, à l'espoir à la persévérance. Tandis que nous, dans notre société occidentale, nous envisageons le travail comme une prison, voire de l'esclavage, qui nous empêche de vivre notre vie de famille sereinement, pour eux, le travail, c'est la vie, la liberté, l'espoir d'exister, enfin...
Le Staff Benda Bilili, c'est un groupe de virtuoses, où chaque individu qui le compose est parti avec un handicap dans la vie: que ce soit la poliomyélite, aux effets dévastateurs sur les enfants, jusqu'à une vie sociale et familiale très compliquée, isolée, où les enfants, très jeunes, doivent prendre leur envol dans l'espoir de subvenir, un jour, aux besoins de leur famille...
 
Superbe photo récupérée sur le blog de Nicolinux.
 
Malgré leurs difficultés, ils gardent le sourire, la joie de vivre, de partager, et à travers leur musique, ils nous donnent envie de danser, de rire, de croquer la vie à pleines dents.
 
J'ai eu un coup de coeur tout particulier pour Roger, qui joue du Santonge, instrument fabriqué avec une corde, un arc en bois et une boîte de conserve... Un véritable prodige, qui maîtrise son instrument comme nous ne pourrions pas l'imaginer! Nous qui nous encombrons d'instruments imposants, fragiles, tels violons, pianos... qui prenont des cours de solfège pendant des années, sans parvenir à créer quoi que ce soit, ce jeune homme, avec un mono-corde, est capable d'accorder son instrument, et de reproduire n'importe quelle mélodie entendue... Bref, cet homme (qui n'est qu'un enfant au début...), m'épate!!!
 
Un passage dans le film m'a particulièrement marquée: 2 enfants de la rue, qui suivent le groupe dans leurs déplacements, discutent. Ils parlent de l'Europe, se demandent pourquoi tout le monde veut y aller.
Et qu'est-ce que c'est l'Europe? dit l'un d'eux.
L'Europe, c'est un pays où tout le monde ne peut pas rentrer, dit l'autre. Et nous avons la chance que nos papas puissent y aller. Alors nous, avec l'héritage après, on n'aura plus de soucis ici...
(n'ayant pas pris de notes pendant la projection, ce ne sont pas les paroles exactes prononcées par les enfants, mais c'est l'idée que j'en ai retenue. C'est ce qui m'a marqué.)
 
J'ai aimé que, dans le film, les paroles des chansons soient traduites. J'aurais aimé pouvoir vous les faire partager, mais les vidéos qui circulent sur le net ne sont pas traduites en français.
Mais déjà, première traduction à faire: Benda bilili signifie Regarder au-delà des apparences en lingala... Voilà déjà qui amène à réfléchir.
 
Bref, je ne sais que vous dire, si ce n'est: courrez acheter le DVD, et le CD (Très très fort)...
Et si vous doutez encore, alors regardez la Bande-annonce, puis écoutez quelques musiques du groupe:
 
 
 
 
J'ai découvert ce film grâce à une projection, dans le cadre d'une soirée solidarité, organisée en partenariat avec les associations "L'Attitude-Terre" et "Bingo M'Zoua", et les écoles du RPI de Carbes, Fréjeville et Les Farguettes (Tarn).
Un grand merci à eux donc, pour cette superbe découverte.
Et un grand bravo aux élèves qui ont interprété des chansons en langue des signes de façon remarquable! 


dimanche 17 novembre 2013

Le cahier de leçons

Mise à jour du 17/11/2013

Ça y est, je me lance!
Depuis le début de ma carrière, je pioche des outils à droite et à gauche sur la toile... Parfois, je prends des idées, et je les remets à ma sauce. Mais maintenant que je suis stabilisée sur une école, je vais commencer à pouvoir cumuler des outils plus personnels, que je vais pouvoir partager ici.

Commençons donc par les leçons.

Attention, ceci n'est pas un outil parfait. Si vous constatez des erreurs, n'hésitez pas à me le signaler, que je rectifie le document. 
Si vous rencontrez un problème pour afficher un document, de même, laissez-moi un commentaire et je verrai ce que je peux faire.
  • Mon fonctionnement:

En CM1 et en CM2, les élèves ont chacun 2 cahiers de leçons: un de maths, l'autre de français. J'ai choisi un petit format, car plus léger à transporter dans le cartable, sachant que ce sont des cahiers qu'ils transportent souvent.

L'an passé, les leçons étaient courtes et mal présentées, car je prenais celles du manuel (Interlignes), telles quelles. Je leur distribue les leçons toujours en photocopie pour éviter la corvée de correction, et ne pas surcharger les élèves en difficulté (si j'ai peu d'élèves, j'ai quand même pas mal d'élèves en difficulté du type dys-). Les élèves s'y sont adaptés, et l'inspecteur n'y a pas trouvé à redire. Mais je ne suis pas ravie du résultat, avec des leçons qu'ils plient pour les coller, mal organisées, et qu'ils passaient au fluo pour y voir l'essentiel.
Chaque cahier est découpé en quatre parties. Je découpe les pages pour faire comme des intercalaires, et les élèves collent la page de garde sur la première page du cahier pour s'y retrouver. Nouveauté cette année, j'ai acheté des cahiers avec une couverture en polypropylène, transparente. Le repérage dans le cahier sera donc plus facile.

Pour ceux qui le souhaitent, voici  les pages de garde des cahiers de leçons:

Cette année donc, c'est décidé, je vais construire mes leçons. 
Bien sûr, je m'inspire des manuels pour les construire

Français:
Interlignes, Étude de la langue, aux éditions SED, mais je m'aide également d'un manuel que j'ai acheté rien que pour moi: Au rythme des mots, Étude de la langue, aux éditions Bordas.

Maths:
Au rythme des maths, aux éditions Bordas, ainsi que les anciens Math Outil aux éditions Magnard que j'avais sur l'école.
Je pioche aussi quelques idées dans des leçons partagées par une maîtresse formatrice de mon académie, lors de mon année de formation.
  • Mes leçons:
Leçons de français CM1:
Grammaire:

Leçons de français CM2:
Grammaire:

Leçons de mathématiques CM1:
Numération:
Leçons de mathématiques CM2:
Numération:

Calcul et Problèmes:

vendredi 1 novembre 2013

Affichage Étude de la langue

Je continue dans la série "Partage d'outils pour la classe". 

Je commence à peine à créer mes affichages, car j'en fais certains à la main, et j'en pioche d'autres chez divers blogueurs. Mais je me rends compte que certains affichages manquent à mes élèves, notamment ceux qui ont le plus de difficultés. Je commence donc à créer des affichages qui sont plus proches de nos leçons.
Pour que ce soit lisible, je les imprime en A3. Pour que ce soit durable, je les plastifie.

Si besoin, n'hésitez pas à les utiliser pour vos classes. N'hésitez pas également à signaler des erreurs, car comme tout le monde, il m'arrive de me tromper...

GRAMMAIRE

Y a un monstre à côté!

Auteur: Ingrid Chabbert
Illustrateur: Stéphane Sénégas
Éditeur: Frimousse
Collection: Maxi'BOUM
Année: 2013

Album pour jeunes enfants (maternelle)

Quatrième de couverture:

Oulala... J'entends du bruit.
Et si c'était UN MONSTRE?

"Collection Maxi'BOUM: On ne partage pas qu'avec les oreilles et les yeux... On peut toucher, tourner les pages. On se perd dans les illustrations et on a un vrai grand album dans les mains... Un trésor!"

Mon avis:

C'est un joli coup de coeur que j'ai eu pour cet album... D'abord parce que les illustrations sont superbes. Comme d'habitude, le travail de Stéphane Sénégas est extrêmement soigné. Les expressions et les sentiments sont très bien rendus. On a peur, on s'inquiète avec ce petit garçon... Le monstre qu'il imagine est drôle, moitié bizarre - moitié effrayant. Sa mise en scène est juste délicieuse. Certains procédés utilisés pour rendre compte des sentiments de l'enfant sont empruntés au manga, et sauront parler aux enfants non-lecteurs. Ils vous permettront également de vous faire sacrément plaisir lors de la mise en voix de l'album.

Je suis déçue de ne pas pouvoir partager ce livre avec des petits de maternelle, maintenant que j'ai des grands... Peut-être à mettre quand même dans la bibliothèque, ou à lire lors de notre travail sur la BD, pour faire une comparaison de genres (album ou BD)?

L'histoire a été écrite et imaginée par la talentueuse Ingrid Chabbert, dont je vous ai déjà parlé auparavant. Là aussi, je ne suis pas déçue, et la chute est juste sublime... Mais CHUUUUUUTTT!!! C'est un secret! A vous de le lire pour en savoir plus.