Affichage des articles dont le libellé est I - Mayalen Goust. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est I - Mayalen Goust. Afficher tous les articles

samedi 11 octobre 2014

Arlequin ou les oreilles de Venise

Auteur: Hubert Ben Kemoun
Illustratrice: Mayalen Goust
Éditeur: Flammarion
Collection: Père Castor
Année: 2012

Album, dès le cycle 3 (voire fin cycle 2...)
26è prix des Incorruptibles: Sélection CE2-CM1

Quatrième de couverture:

Arlequin est le meilleur accordeur de Venise. Guitares, pianos, luths et violons, aucun instrument n'a de secret pour lui. Son ouïe est aussi fine que ses oreilles sont grandes; ce qui lui vaut bien des moqueries.
Un jour, un musicien très particulier lui confie son bien le plus précieux...

Mon avis:

Arlequin ou les oreilles de Venise est un bel album, qui parle de la différence aux enfants. Tout d'abord, la différence physique, avec un Arlequin aux grandes oreilles, pas bien beau et dont les gens se  moquent, mais qui ne manque pas de talent. Un accordeur hors pair, doté d'une ouïe exceptionnelle! D'ailleurs, c'est grâce à ce don qu'on lui confiera un instrument hors du commun.

samedi 28 décembre 2013

Blanche-Neige

Auteurs: Jacob et Wilhelm Grimm
Illustratrice: Mayalen Goust
Éditeur: Flammarion
Collection: Père Castor
Première édition: 2009
Présente édition: 2011
Prix: 13€
24 p.

Conte - Album
Dès 4-5 ans

Quatrième de couverture:

Il était une fois une reine qui cousait devant sa fenêtre. C'était l'hiver. Lorsqu'elle se piqua le doigt ave son aiguille, trois gouttes de sang tombèrent sur la neige.
- Oh! soupira-t-elle alors. Comme j'aimerais avoir un enfant à la peau aussi blanche que la neige, aux joues aussi rouges que le sang et aux cheveux aussi noirs que l'ébène de cette fenêtre!

Quelques mois plus tard, la reine mit au monde une petite fille à la beauté fidèle à ses désirs, qu'elle décida d'appeler Blanche-Neige.

Mon avis:

Pour moi, Blanche-Neige, c'est une princesse exaspérante de chez Disney, qui a bercé mon enfance... Je me souviens que ma maman me lisait l'histoire souvent, et que j'avais très peur des  ombres dans la forêt, quand elle était perdue, et quand le chasseur la menaçait. En grandissant, cette image de Blanche-Neige est restée, et j'avoue que cela ne m'a pas donné grande envie de découvrir ce qu'était ce conte à l'origine, avant qu'il ne soit édulcoré par Disney.

Lorsque j'ai abordé le thème des princesses dans la littérature avec mes élèves de maternelle il y a 2 ans, je me suis offert cet album qui m'attirait par ses belles illustrations. Je n'ai vraiment pas été déçue, car le conte d'origine n'a vraiment rien à voir avec la version Disney!!!
On y retrouve la méchante reine et son miroir, les sept nains, le beau prince... Cependant, Blanche-Neige est  encore plus naïve que ce que j'aurais cru: elle ne se fait pas avoir  qu'avec une pomme! Elle se fait aussi avoir par un ruban, et un peigne...
De même, l'histoire d'amour entre le  prince et la princesse est assez discutable, puisqu'il tombe amoureux d'elle uniquement en la voyant "endormie" dans son cercueil de verre, comme si seule la beauté d'une femme permettait de susciter le sentiment amoureux... Et Blanche-Neige alors? Si elle n'en voulait pas de ce "Prince"? Enfin, seule la jalousie aura raison de la mort de la méchante Reine.

Les élèves ont beaucoup aimé comparer les différentes versions du conte qu'ils avaient rencontrées. Certains en connaissaient d'ailleurs plus que moi sur le sujet, moi qui en était restée à la version Disney. 

Je souhaite féliciter l'illustratrice pour la qualité des illustrations. Blanche-Neige, toute ingénue qu'elle est, apparait comme une enfant jusqu'à ce qu'elle croque dans la pomme, ce qui nous permet d'accepter plus facilement sa naïveté, et permet d'aborder avec les enfants les règles de sécurité basiques, si il est amené à rester seul à la maison parfois. Mais quand le prince la réveille, elle a bien vieillit puisqu'elle réapparait sous les traits d'une jeune fille (entre 16 et 20ans...). Du temps a bien passé donc, dans ce cercueil de verre, et l'idée du mariage semble plus acceptable.
Le prince apparait sous les traits d'un prince asiatique (coiffé d'un turban), suivi de serviteurs coiffés de chapeaux chinois, ce qui est peu courant dans les contes européens. Blanche-Neige se marie d'ailleurs dans un vêtement rouge, comme cela se fait dans plusieurs pays d'Asie... C'est un petit clin d'oeil que j'ai beaucoup apprécié, et qui donne vraiment son petit plus à l'album.
Les nains quand à eux n'apparaissent pas comme des bonshommes grassouillets et barbus, mais plutôt comme des petits lutins, que l'on aime retrouver dans les contes de fées.
Le trait de Mayalen Goust est juste, plein de finesse et d'émotions. L'album est donc vraiment très beau, et je suis ravie de l'avoir dans ma bibliothèque.

Ainsi, si vous souhaitez offrir ce conte à un enfant, cet album est tout indiqué. Suffisamment enfantin pour être lu aux plus jeunes, et pas trop édulcoré pour garder une certaine profondeur ainsi que la portée symbolique du conte.
Collègues instits qui passez par-là, n'hésitez pas: cet album peut être travaillé du cycle 1 jusqu'au cycle 3 sans problème. L'analyse et l'exploitation sera juste différente en fonction du niveau de lecture des élèves.

Pour aller plus loin:

J'ai relu cet album dans le cadre du Challenge Petit BAC 2013 d'Enora.
Catégorie Phénomène météorologique avec le mot "Neige".