Bienvenus dans ma fourmilière, ma version en ligne et très personnelle du fameux "cahier de culture" (Petit clin-d’œil aux PE). C'est une page qui se veut personnelle avant-tout, pour partager au gré de mes humeurs ou envies, mes découvertes, mes centres d'intérêt. Cet espace est mon lieu de liberté. Je ne me contrains donc pas à publier régulièrement.
Passez me rendre visite quand ça vous chante, et n'hésitez pas à laisser un petit mot! :D
"Jusqu'ici, j'aimais écrire des romans. J'aimais inventer des intrigues, explorer des contrées lointaines, donner vie à des personnages perdus qui cherchaient un sens à leur existence. Aujourd'hui, c'est moi qui suis perdue, et c'est moi qui pars en voyage..."
Un soir d'octobre 2010, Anne-Laure Bondoux croit avoir renversé un enfant en voiture. Or cet incident étrange survient après [...] l'apparition de quelques fantômes et une longue panne d'écriture. Soudain, elle qui pensait savoir qui elle était et où elle allait n'a plus aucune certitude.
Elle se remet alors à écrire. Non pas un roman pour la jeunesse comme à son habitude, mais son histoire, la seule qu'elle puisse vraiment raconter aujourd'hui.
Peut-être n'est-elle pas si différente de la nôtre...
Mon avis:
Il y a 2 jours, je venais de finir un livre plutôt moyen, et j'avais envie de me lancer sur une lecture courte mais consistante, qui provoque en moi des émotions. C'est ainsi que, fouillant dans mon immense PAL, je suis tombée sur ce livre.
J'ai commencé immédiatement ma lecture, et j'ai été happée par les mots.
Roman jeunesse, naviguant entre romance, fantastique et étrange...
Pour adolescents
Quatrième de couverture:
Depuis l'accident, je ne me souviens plus de rien. Je sais juste que je m'appelle Anna. Tout est blanc, beau, léger autour de moi. Pourtant, je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Que je suis en danger. Il faut que je me souvienne.
Mon avis:
Ce roman avait tout pour me plaire: une couverture superbe, un sujet attrayant, des critiques dithyrambiques. Au final, quand je l'ai trouvé en occase chez le libraire dont je tairai le nom, je n'ai pas su résister.
Malheureusement, ma lecture n'a pas du tout été à la hauteur de mes attentes. Pendant une bonne partie du roman, on navigue dans l'absurde, avec une histoire d'amour sans queue ni tête, où le personnage principal semble fade, sans volonté, sans identité, sans relief. L'histoire "d'amour" est tout aussi fade et sans intérêt. Elle en devient même irritante et insupportable, et on se demande pourquoi on doit se fader ces inepties pendant si longtemps.
Tout commence sur une route de campagne... Après avoir reçu un message
de sa sœur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et...
passe de "l'autre côté". Elle se retrouve dans un monde parallèle, un
ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cependant des
alliés inoubliables. Pour arracher sa sœur à ce monde terrifiant, Anne
ira jusqu'au bout, au péril de sa vie. Et se découvrira elle-même :
Terrienne. Vous ne respirerez plus jamais de la même manière.
Mon avis:
A bout de souffle, j'ai terminé ma lecture de ce roman surprenant. L'auteur joue avec les changements de narrateur sans jamais perdre son lecteur. L'écriture est originale, sincère, profonde, simple, saisissante, fascinante.
Je ne comprends pas l'éditeur qui fait allusion à la dystopie sur la quatrième de couverture. Je ne vois là rien de dystopique. On navigue dans l'imaginaire, l'irréel pourtant si réel. On se laisse transporter dans ce monde où il est même interdit de respirer, mais qui n'est pas notre futur... D'ailleurs, peut-on classer ce roman en science-fiction?
J'ai eu une discussion il y a quelques jours avec ma mère, en lui disant: "C'est simple, la science-fiction, c'est le futur de notre réalité, dans lequel les prouesses technologiques et scientifiques expliquent l'incroyable, l'innovation. Le fantastique, c'est dans notre réalité, des évènements surprenants qui ne s'expliquent pas par la science...". De ma définition, ce roman n'est pas classable en science-fiction! On serait plutôt dans l'univers fantastique. Cependant, pour moi, ce roman n'est pas à ranger dans une case. Je n'ai jamais rien lu de semblable, de part son style, de part sa mise en forme, de part son univers.
L'action est peu présente, pourtant l'auteur a su maintenir le lecteur en haleine durant toute sa lecture.
Les personnages sont complexes, intéressants, intrigants.
Anna, le personnage principal, a 17ans mais semble sans âge, d'un courage et d'une détermination exceptionnels, elle ne lâche rien, insiste malgré les obstacles, malgré les horreurs pour atteindre son but. Sa sociabilité est surprenante. Par là, elle me faisait un peu penser à ma petite sœur, et m'a beaucoup touchée. J'ai beaucoup aimé également l'homme de 71 ans, avec lequel elle noue une relation amicale et étrange. Cet homme est torturé, écrivain. Il parle beaucoup de l'écriture, et on a la sensation que l'auteur parle à travers lui... Impossible à ces moment-là d'oublier mes profs de français du lycée, martelant de ne jamais confondre narrateur et auteur! Que penser de la relation personnage-auteur? Quelle part de lui l'auteur a-t-il mis dans ses personnages?
On sent que ce roman parle aussi de l'auteur, et j'aurais adoré qu'il m'en parle lui-même...
Vous l'aurez compris. Ce roman est juste magnifique. Je vous le conseille vivement, que vous soyez adolescent ou adulte, que vous aimez les récits qui sortent du commun, foncez!!! N'hésitez pas.
Traductrice: Vanessa Rubio-Barreau Éditeur: Gallimard Titre VO: Crossed Année: 2011 (VO), 2012 (VF)
440 p.
18,30€
Science-fiction Young-Adult Ados-Adultes
Quatrième de couverture:
Hors de la Société,
Les règles sont différentes.
Chercher la vérité.
Reconnaitre l'amour.
Découvrir la liberté.
Une rébellion est en marche...
En alternant les voix de Cassia et Ky, Ally Condie plonge dans l'intimité de ses personnages.
[...]
Mon avis:
Insoumise est le deuxième tome de la trilogie "Promise - Insoumise - Conquise".
Après avoir découvert dans le premier tome les apparences de la Société, on découvre ici l'envers du décor, à travers le regard de 2 personnages qui ont d'autres aspirations que celles prévues et calibrées par la Société. C'est à travers une fuite teintée d'espoir, que les personnages vont en apprendre bien plus sur eux-mêmes et l'un sur l'autre. Je suis donc restée un peu sur sa faim et n'ai pas trouvé les réponses attendues concernant les tenants et les aboutissants de cette Société. Pire encore, la fin s'est avérée être une vraie claque... Tout ça pour CA??? Vraiment, je n'ai pas compris. J'ai l'atroce sentiment d'être revenue au point de départ.
J'ai pourtant beaucoup aimé ce deuxième tome, qui nous permet de plonger dans les pensées de Ky. Ainsi, le personnage gagne en épaisseur, et j'ai été très surprise par ce que j'y ai découvert.
De plus, le récit est rythmé, prenant, bien construit, et le fil rouge poétique est toujours présent. Ally Condie nous fait ainsi découvrir un peu de l'univers de Dylan Thomas, de Lord Alfred Tennyson et d'Emily Dickinson. Les paysages décrits sont intrigants, et je n'ai nullement été surprise en apprenant que ce sont les Canyons de l'Utah qui avaient inspiré l'auteure pour décrire les paysages du roman.
Je compte maintenant beaucoup sur le dernier tome de cette série pour se détacher un peu de la romance pour ados et pour enfin répondre à toutes mes questions concernant cet univers. Qui gère? D'où cela vient-il? Quels sont les "vrais" objectifs de la Société? Et ceux du Soulèvement? Quel est vraiment le rôle des Fermiers dans tout ça? Y a-t-il une échappatoire, un espoir de liberté pour toutes ces personnes??? Je crains de n'avoir trop de questions, et de ne trouver que trop peu de réponses...
Cette lecture est une belle découverte. Ce tome, le premier d'une trilogie, nous présente l'univers et les personnages. Il y a peu d'action, mais le récit est rythmé, donc le lecteur ne se lasse pas.
L'univers présenté est un monde totalement aseptisé et artificiel. Tout y est contrôlé. Même les repas sont calibrés et livrés à domicile de façon individuelle, à heures précises. La population, totalement soumise et convaincue du bien-fondé de ce fonctionnement, semble appliquer à la lettre les ordres.
Cassia, l'héroïne, encore jeune (17ans), est totalement conforme au moule pré-établi. Elle attend avec impatience de découvrir le nom de son promis (celui qu'elle devra aimer, avec qui elle partagera sa vie). Elle n'imagine pas une seconde qu'il puisse y avoir une ombre au tableau. Jusqu'à...
Je m'appelle Diglee, j'ai 22ans, une soeur dingo et géniale, un
homme roux, une Best Friend Forever qui me supporte depuis 10 ans, une
mère super canon, et trop de cellulite pour mon IMC, malgré
mes chorés endiablées sur Lady Gaga. Et comme ma vie intéresse tout
le monde, hein, baah... j'en ai fait un blog. Et puis de ce blog, j'en
ai fait un livre. Voilà.
Mon avis:
Une lecture plaisante, qui m'a esquissé quelques sourires, mais
j'avoue ne pas m'être éclatée non plus... Faut dire, les lectures du
genre, je les ai enchaînées, alors je me
fais un brin exigeante.
Faut avouer, nous ne partageons pas forcément le même univers
avec cette jeune femme... Le côté accroc des chaussures, ça ne me parle
pas des masses... Les chorés sur Lady Gaga, encore
moins... Le côté midinette qui se casse la tête toute une soirée
pour trouver l'homme virtuel de ses rêves, ce n'est pas mon truc... Et
s'écrouler en apprenant qu'il ne fait que 2cm de plus que
moi, alors-là, pour le coup, ça ne me ressemble pas du tout.
Et dans ce type de BD, pour accrocher, je crois qu'il faut s'identifier un peu au personnage...
Heureusement, sa sœur est là, et là, je me reconnais un peu plus...
Bon, je n'ai pas la discographie complète de Marylin Manson, mais je
peux l'écouter en boucle, et j'aime beaucoup sa musique.
C'est en concert que j'ai déchanté, car il a été nul à chier (alors
que 3 jours avant, il avait fait un super concert, disait-on sur Rock
& Folk...), et d'écouter le CD me procurait plus de
sensations... C'est pour dire!!!
Au final, oui, moi aussi, je suis un peu tarée dans ma tête, et
j'improvise des chorés à la noix régulièrement... Mais apprendre par cœur la choré d'une autre, ça non. Et encore moins celle de
Lady Gaga...
Pour aller plus loin:
Je n'aime pas, mais vous, vous aimez peut-être Lady Gaga... Et parce
qu'on ne peut pas parler de ce livre sans parler de Bad Romance (que je
ne connaissais pas avant...), voici le clip, sur
lequel vous pourrez voir la fameuse chorégraphie. Je ne vous cache pas que je désapprouve même ce genre de "musique", car c'est ce qui est écouté bien souvent par les ados, en pleine construction de leur identité. Perso, je trouve que l'image qui est renvoyée de la femme est particulièrement discutable: corps parfaitement longiligne, jambes interminables, pas de bourrelets, ni de cuisses rebondies, femme objet qui est là pour satisfaire tous les désirs de ces messieurs... Beuark! Apportez-moi le sceau!!!
Pour ceux qui n'aiment pas, j'ai pensé à
vous... Si on réfléchit bien, la choré est presque là, entièrement, et à
mon sens, en mieux! (n'y aurait-il pas comme une odeur
plagiat dans l'air? La recette est simple pour
faire recette...) Donc n'hésitez pas à vous faire plaisir, et à vous
faire peur, avec ce court-métrage:
Parmi bonbons, cookies et autres sucreries, les amourettes de
Bretzelle défilent... Hommes mielleux et bonnes pâtes se succèdent, sans
sembler satisfaire l'appétit de cette grande blonde. De son
côté, Baba, sa collègue douce et ronde, sert, impassible, les
clients du salon de thé: "Vous désirez?" L'incessante question s'immisce
entre les deux demoiselles. Et si Bretzelle attendait de
Baba autre chose qu'une simple tasse de thé? "Bretzelle & Baba -
Vous désirez?" met en scène ces questions amoureuses avec un humour
acidulé.
Mon avis:
J'ai eu un petit coup de cœur pour cette BD de Lucile Gomez, qui
vient tout droit de ma ville natale: Toulouse. (oui, ok, je suis un brin
chauvine parfois...)
Je découvre donc Lucile Gomez, que je ne connaissais pas avant,
grâce à cette BD offerte par ma maman, et je m'en délecte... Dans ce
salon de thé qui déborde de douceurs en tous genres, on se
régale à découvrir la vie des différents personnages:
Bretzelle, complètement instable, qui ne sait pas ce qu'elle veut, se découvre peu à peu dans cet album...
Baba, qui se croit moche, dans sa naïveté, a plus de charme(s) qu'elle ne semble le penser.
Darjeeling (c'est quoi ce nom? C'est en lien avec la ligne de
lingerie???) est l'homme commère du salon de thé, toujours à se mêler de
ce qui ne le regarde pas.
Sorgho, le pâtissier, ne sait plus où il habite entre les frasques des trois personnages précédents...
Voilà donc un petit cocktail détonnant, plein de vie, de poésie et
empreint de réalisme, pour nous servir des situations plus cocasses les
unes que les autres...
En lisant ce livre, je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer les scènes
dans un salon de thé que j'adore à Toulouse: "L'autre salon de thé", qui
regorge de pâtisseries toutes plus délicieuses les
unes que les autres...
A dévorer, déguster, savourer sans modération! Vous vous en délecterez.
Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie.
Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant.
Elle est divergente.
Ce secret peut la sauver... ou la tuer.
Mon avis:
J'étais en mal d'Hunger Games quand j'ai choisi d'acheter ce livre... N'étant pas lectrice de science-fiction à la base, je découvre peu à peu le genre grâce à ces romans jeunesse à la mode. Si je commence à me lasser du côté "jeunesse", et aimerait trouver des livres "adultes" (j'entends par-là des romans dans lesquels les personnages principaux sont adultes) qui me correspondent, je ne suis pas encore lassée du genre, et j'ai retenté ma chance avec cette série, bientôt adaptée au cinéma (tiens? Comme c'est surprenant!).
Avec Divergente, j'ai aimé suivre le parcours de Tris, son évolution, son parcours. J'ai beaucoup accroché sur les 3 premiers quarts du livre. Mais sur la fin, je me suis un peu essoufflée. J'ai lu ça et là que bon nombre de lecteurs ont préféré la fin, justement, car il y a plus d'action. Personnellement, j'ai préféré l'aspect plus psychologique du roman, même si je regrette qu'il ne soit un peu plus mature, et un peu plus approfondi. La fin pour moi est trop vite expédiée, et pas assez haletante. C'est justement là que se dénoue toute l'intrigue, et que la suite se profile... Mais non, on a à peine peur. La tension commence à peine à monter qu'elle retombe comme un soufflé, et ce à plusieurs reprises. Je n'accroche pas du tout aux passages du genre "Tiens? Machin est mort. Je suis triste. Et hop, je passe déjà à autre chose." De nombreux moments devraient être porteurs d'intensité, et ne sont pas exploités, rendant peu crédible l'histoire.
Par contre, en ce qui concerne les histoires d'amour, là, l'auteur y met le paquet! Tout le monde s'entretue, mais les amoureux se bécotent, normal! A la Blanche-neige: un baiser et hop, ça repart! Peu crédible tout ça, et particulièrement agaçant.
De plus, lorsqu'on découvre les dérives de cette société qui se voudrait "idéale", le lecteur n'est pas posé en tant que véritable penseur. L'auteur ne nous amène pas vraiment à réfléchir sur les raisons de ces dérives, ni sur les éventuels parallèles que l'on pourrait faire avec la société d'aujourd'hui. En quoi ce futur-là semble être un futur possible? Qu'est-ce qui, dans notre société actuelle, pourrait nous amener à vouloir diviser les populations en 5 factions identifiées ainsi?
Cela m'a donné l'effet d'une fin de roman bâclée, et me laisse un goût amer en bouche alors que, je le rappelle, la première partie du roman m'a beaucoup plu. Les évènements sont prévisibles, et parfois on se demande comment l'héroïne fait pour ne pas percuter plus vite. Mais j'ai accepté ces faiblesses de "scénario" plus facilement, car j'ai aimé découvrir l'univers, le personnage de Tris, et ses amis ou ennemis. Et j'ai accepté ces faiblesses car j'étais plongée dans la lecture, totalement happée, au point qu'il m'était difficile de reposer le roman (dans les 350 premières pages). Je ne vous en dit pas plus, car je pense en avoir dit suffisamment, et je ne veux gâcher la lecture de personne non plus...
Finalement, le bilan sur le livre est mitigé. J'ai passé un bon moment de lecture, et je lirai probablement la suite (comme j'irai probablement voir l'adaptation au cinéma), mais ce n'est pas la lecture du siècle. Un des points positifs: l'envie émerge en moi de lire 2 piliers de la dystopie, que mon compagnon me conseille depuis longtemps, à savoir 1984 et Le meilleur des mondes.
Pour aller plus loin:
Voici la bande-annonce du film, qui devrait sortir le 9 avril 2014:
Dès que je passe la porte de notre appartement, je me transforme. Sans
plus aucune coquetterie, je retire mes escarpins, je jette mes vêtements
dans la panière à linge sale. Je m’attache les cheveux sur le sommet du
crâne, remonte mes manches, et c’est parti pour le rodéo de l’ordre et
de la propreté. Une chorégraphie d’un genre peu sexy, à laquelle je ne
renonce que tombante de sommeil.
Pauvre Adrien : il vit avec une mégère. L’image n’est pas folichonne.
C’est au bureau qu’ils vivent avec moi. Bien habillée, maquillée, coiffée.
Pourquoi je me transforme?
Pourquoi je n’arrive pas à suivre le mode de vie d’Adrien ?
Pourquoi ça ne tourne pas plus… plus… plus carré ?
Mon avis:
Un livre qui à coup sûr ne restera pas dans les annales!
Avec ce livre, je m'attendais à quelque chose de léger et humoristique. Je ne m'attendais pas à quelque chose de creux, inintéressant et bâclé. Bon, ça se lit facilement. Si facilement d'ailleurs, qu'il fallait presque fournir un effort pour me souvenir de ce que j'avais lu la veille... Ce n'est pas souvent que je fais des critiques négatives, mais là, vraiment, je n'ai pas d'autre choix!
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée
au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin,
depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à
la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au
lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le
journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le
séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer...
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube
d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une
émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.
Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais
elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier
ses recherches universitaires, une vie simple et
ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique :
l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et
terrible secret, et que tous – démons, sorcières et
vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un
vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit.
Diana se retrouve très vite au cœur de la tourmente, entre
un manuscrit maudit et un amour impossible.
Mon avis:
Voilà une très belle surprise! Moi qui commençait à me lasser du
genre Bit-lit, j'avais une petite réticence à cette lecture, même si
elle m'attirait.
C'est à l'occasion du swap Halloween que choOkette a eu la très
bonne idée de m'offrir ce livre, qui me permettrait de plonger un brin
dans le monde des sorcières (comme je le souhaitais depuis
un moment, un brin lassée par tous ces vampires), et je n'ai pas été
déçue! Presque tout ce que j'aime était réuni dans ce livre: la magie,
la sorcellerie, le mystère, les belles bibliothèques
anciennes, les beaux livres, la science (faut pas oublier que je
suis biologiste à la base...)... Ce livre parle de génétique (j'ai
toujours été passionnée par les questions de génétique, par les
théories de Lamarck et de Darwin...), essayant d'expliquer comment
peuvent co-exister humains, sorciers, vampires et démons de façon très
rationnelle. On a les pieds ancrés dans la réalité pour
découvrir un monde qui nous est étranger. Cela rend l'histoire plus
réaliste, et destabilise le lecteur en rendant plausible l'existence de
tous ces êtres fantastiques.
Pour moi qui suis une rationnelle dans l'âme, autant vous dire que ça me parle.
Je tiens à préciser que l'ouvrage est très bien documenté, avec une
auteure historienne qui n'hésite pas à traiter du passé des vampires,
chose que l'on trouve trop peu dans les autres ouvrages
du genre à mon sens, mais également qui n'hésite pas à traiter de
questions scientifiques qui lui sont probablement plus obscures, mais
éclairées de nombreuses recherches et relectures par des
experts (elle le précise à la fin du livre, mais on s'en serait
doutés!).
En ce qui concerne l'intrigue en elle-même, j'ai eu plaisir à lire
une histoire plongée dans un univers adulte et non adolescent comme on a
finit par en prendre l'habitude. On ne rentre pas dans
le mélo niaiseux, même si tout tourne autour de l'histoire d'amour
entre une sorcière et un vampire. Le rythme est bien géré (à mon sens),
je ne me suis pas ennuyée, et il m'a été très difficile
d'arrêter ma lecture pour m'occuper de ma classe (à tel point que
j'ai du abandonner un temps la lecture, pour m'y replonger pendant les
vacances).
Je n'ai qu'un seul regret: les passages où l'héroïne est en danger
passent trop vite, alors que l'auteur aurait pu jouer avec nos nerfs un
peu plus longtemps, et le sauvetage est un peu trop
facile.
J'ai très envie d'en savoir plus, et de découvrir la suite... Mais
il va falloir attendre, car le tome 2 est prévu pour le 10 juillet 2012
aux Etats-Unis, et je suis incapable de lire quoi que ce
soit en anglais!
Elle, c'est Ninawa. Lui, Nino, c'est son double,
son copain, son voisin jumeau. Durant deux
années, il assiste, impuissant, à la compétition que
mène Ninawa avec elle-même. Elle se trouve grosse,
elle veut maigrir de quelques kilos avant son anniversaire.
Enivrée par son poids qui baisse, elle entre
dans un tourbillon infernal qu'elle ne maîtrise plus.
Au fil des mois, elle « abat » les grammes et les kilos
avec mille ruses qui vont l'emmener loin. Bien loin
de ces images de magazines qui la faisaient rêver.
Un jour, elle tombe, la voilà squelettique. « La peau
pâle de Ninawa, ses joues amaigries, ses côtes qui
saillent malgré les grands sweats dans lesquels elle
se dissimule, ses jambes si maigres, les signes sont
là. » C'est une maladie qui porte un nom, l'anorexie.
Faudra-t-il en passer par l'hôpital ? Ou, entre
complicité, rires et pleurs, duo-duel, l'amour d'une mère
et la tendresse de Nino seront-elles entendues ?
Mon avis:
Lecture coup de cœur - coup-de-poing... J'ouvre le livre. Tiens, il y a une préface? Je saute, comme d'habitude (je n'aime pas qu'on me dise ce que je vais lire avant de le lire...). Chapitre 1: Ouille, ça claque! C'est ce qui s'appelle se prendre une belle baffe en pleine figure car, moi qui pensais lire un peu et dormir, c'était fichu, j'étais happée. Marie m'a kidnappée de ses mots coup-de-poing, m'a scotchée à la lecture, tant et si bien que je ne pouvais plus poser le livre.
Bon, ok, vous avez raison, j'ai quand même posé le livre une fois, parce qu'il était 2h du matin, et qu'il fallait bien dormir... Mais le lendemain, j'ai repris le livre et ne l'ai posé qu'une fois terminé, préface et tout compris!!!
C'est une lecture qui parle au cœur, à nos sentiments, nous amène à nous remémorer notre passé, les gens qu'on a rencontrés, qui n'aimaient pas manger, ne venaient pas à la cantine... Ceux qu'on a vus, un jour, les lèvres bleues, le teint blafard, tourner de l’œil pour n'avoir pas assez mangé. Ceux qu'on a vu faire régime sur régime: tout y passait, du régime hyper-protéiné (du célèbre Dukan) au régime à base de sodas, en passant par nombre d'autres aberrations...
C'est une lecture aussi qui parle de la vie, des gens que l'on aime. Pendant que je lisais, j'interrogeais souvent mon conjoint, et j'ai appris à mieux le connaitre, grâce à ce livre (merci Marie...).
Cette lecture c'est aussi des rencontres:
- Ninawa, adolescente et anorexique. Nous y découvrons ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent, son propre regard, sa solitude. Des soucis d'ados qui prennent des proportions inconsidérées. Une arrogance typique d'un jeune de cet âge-là, quand son secret refait surface, alors que sinon, elle semblerait bien sous tout rapport (nombreux sont ceux qui se laissent leurrer par les bonnes salades préparées dans la douleur...).
- Jessy, la maman, qui aime sa fille et ne sait comment agir. Elle est extrêmement touchante de désarroi, d'amour et d'incompréhension... Ce n'est pas courant qu'un livre traitant des troubles des comportements alimentaires aborde le vécu et le ressenti de l'entourage. Mais Marie est douée pour ça, pour l'empathie, mais aussi pour transcrire les sentiments des autres... Il m'est arrivé de penser aussi que ces sentiments, c'étaient aussi un peu les sentiments de toutes les mamans qui ont vu leur enfant grandir, changer, évoluer, devenir adulte... (il faut vraiment que je le fasse lire à la mienne tiens!)
- Nino, l'ami et confident de Ninawa, qui comme tout adolescent bien dans ses baskets, ne sait pas comment faire face à la situation pour laquelle il n'est pas dupe. Là encore, mon adolescence m'a frappée de plein fouet, moi qui m'entourait toujours de ceux qui souffraient et avaient besoin d'aide, mais qui me retrouvait souvent impuissante face à leurs souffrances.
- Et Papilou, le grand-père, qui fait ses petites apparitions ça et là, rendant le récit d'autant plus émouvant. Le petit papi qui nous touche par son esprit qui a quelques ratés, mais qui se retrouve bien souvent pas si loin de la vérité...
Enfin, par ce livre, c'est une réflexion personnelle qui prend place, alimentée par le texte écrit par l'association Autrement au sujet des TCA (Troubles des Comportements Alimentaires), mais aussi et surtout par la préface, très constructive, et qui m'a fait verser la petite larme...
Ce livre, c'est Marie Mélisou qui me l'a offert (et dédicacé), et je l'en remercie vivement pour cela. C'est une lecture que j'ai envie de partager, et que je ferai partager au plus grand nombre. Mais je la garderai également précieusement, pour un jour la faire découvrir à mes enfants...