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dimanche 12 octobre 2014

Mon frère est un cheval / Mon cheval s'appelle Orage

Auteur: Alex Cousseau
Illustratrice: Anne-Lise Boutin
Éditeur: Rouergue
Collection: Boomerang
Année: 2012

Nouvelles, pour le cycle 3
26è prix des Incorruptibles: Sélection CE2-CM1

Résumé:

Mon frère est un cheval:
Elvis naît le même jour qu'un poulain avec lequel il va grandir en Mongolie, Pourtant son père aimerait le vendre pour gagner un peu d'argent.
Mon cheval s'appelle Orage:
Sarantoya reçoit un cheval en cadeau d'anniversaire qu'elle appelle Orage. Celui s'enfuit, emportant sur son dos l'enfant durant plusieurs jours.

Mon avis:

Voilà une collection saisissante, qui ne manque pas d'attrait et d'originalité. Ces récits sont inséparables. Ils ne prennent leur sens que pris ensemble. 

Ces récits sont poétiques, mais l'intrigue n'y est pas saisissante. J'aime l'écriture, sans être transcendée. Bon, faut dire, le sujet ne me touche pas plus que ça. J'ai un manque en fait. Il me manque de la consistance, du rêve. L'enfant sur le dos du cheval pendant plusieurs jours, sans manger, sans boire, ça me dérange. Comment, après 3 jours en plein désert, peut-elle encore se lever pour "discuter"?
De même, les paysages sont décrits si rapidement qu'on n'a pas le temps de se projeter ni d'apprécier.
J'aurais aimé plus, mais peut-être que le récit aurait moins été adapté aux jeunes lecteurs.

J'attends avec impatience l'avis de mes élèves sur ce livre.

mercredi 23 octobre 2013

La meilleure nuit de tous les temps

Auteur: Séverine Vidal
Éditeur: Rouergue
Collection: dacodac
Illustration de couverture: Dorothy-Shoes
Année: 2012
88 p.

Roman contemporain

Ce récit fait partie de la sélection CM2-6ème du prix des Incorruptibles 2013-2014.

Quatrième de couverture:

Pour la meilleure nuit de tous les temps, il vous faut:
  • la maison de votre grand-mère partie en croisière,
  • un Très Grand Mensonge,
  • un camembert qui pue, des fraises Tagada et deux parts de flan pour la fête,
  • un frère pour allié,
et bien sûr, être amoureux fou!

Mon avis:

Ce récit ne manque pas d'originalité et d'humour, pourtant, je n'ai pas été totalement conquise. J'ai apprécié cette lecture par la fantaisie de cette histoire, sa légèreté. C'est un roman très court qui saura séduire les jeunes adolescents, qui commencent à voir les préoccupations changées sans avoir vraiment quitté l'enfance... Ils tombent amoureux, vont au collège, commencent à se révolter vis à vis de leurs parents, mais aiment encore jouer aux légos et ont des rêves plein la tête. 
Ainsi, Séverine Vidal nous offre à découvrir une histoire d'amour peu commune, de 2 jeunes adolescents qui feront tout pour vivre leur amour pleinement, faisant fi de l'avis des parents.

Je suis heureuse que mes élèves puissent découvrir ce livre grâce au prix des incorruptibles, car je ne leur aurais pas donné ce livre à lire autrement. Je crois que certains d'entre eux prendront plaisir, et c'est bien là l'essentiel.

mercredi 13 mars 2013

La vie a des hauts et des bas.

Auteur: Carlo Padial
Illustratrice: Mariona Cabassa
Traduit de l'espagnol par: Mireia Porta Arnau
Éditeur: Éditions du Rouergue
Année: 2004

Hors liste de référence

Niveau selon moi: Cycle des approfondissements


Résumé:

"Ma famille et moi on a cherché en vain un appartement pendant plus de dix ans...".
 
Mon avis:

C'est une chose toute simple, dans la vie, il y a des hauts et des bas... Et puis finalement, c'est pas comme si on habitait vraiment un ascenseur? On monte, on descend... On croit descendre et puis finalement on est en haut... Et puis c'est pas si terrible, quand on est ensembles, en famille!!!

Un vrai petit délice pour aborder l'angoisse du lendemain. Combien d'enfants autour de nous vivent dans la misère, dans un trou à rats insalubre, et encore on veut les expulser!!! Et puis, on y retrouve une ambiance très espagnole, beaucoup de vie, de gens, une situation sociale difficile, plein de couleurs, beaucoup de chaleur...
Pour notre plus grand plaisir, l'auteur prend le parti-prix de la métaphore de l’ascenseur pour représenter la vie... Et si finalement, on vivait dans un ascenseur? Serait-ce pire que rien du tout? Et comment réagirait le voisinage?
Des illustrations faites de collages, montages, surmontages, démontages... Un univers complètement barjo qui me ravi!!! A lire, relire, à tourner, retourner, contourner et détourner. Enfin, régalez-vous quoi!!!
 
Des pistes pédagogiques:


  • Espagnol:
 
Ben oui, forcément, je ne pouvais pas passer à côté! A quoi ressemblent les villes en Espagne? Comment vit-on? Est-ce facile de s'y loger? Tout plein de questions qui méritent d'être éclaircies pour mieux apprécier cette œuvre dans son contexte d'écriture. De plus, si on est attentif, des mots espagnols apparaissent par-ci par-là... Il serait donc intéressant de savoir ce qu'ils signifient. Je n'ai pas eu la version originale en main, mais pourquoi pas travailler avec un exemplaire en espagnol de l'album en classe?
 
  • Arts visuels:
 
Très riche, un travail sur les lectures d'images semble indispensable. Les symboliques sont nombreuses: le narrateur avec un chapeau de chat sur la tête, sa mère un chapeau en forme de crête de poule, le père une cravate en poisson... Un texte qui se promène sur les images et qui donne un sens tout particulier (souvent cela indique qui parle, ou comment, cela peut transcrire le brouhaha. Je dirais qu'on est presque à la frontière de la BD. (peut-être serait-il intéressant de réécrire le texte à côté, sans les illustrations, pour voir la différence entre les deux perceptions?)
Et puis les flèches sont partout, dans tous les sens. Pourquoi ces flèches? En haut, en bas, sur les côtés...
 
  • Lecture:
 
Travail autour de la métaphore. Ben oui, comment peut-on vivre dans un ascenseur, concrètement? Une incohérence semble apparaître. Alors, pourquoi ne pas aborder les figures de style qui permettent finalement de donner un sens cohérent à un texte qui joue des incohérences? Et peut-être que le but est là... Vivre l'incohérence. Ne sommes-nous pas finalement aux bornes du surréalisme? Quelques poésies de Jean-Pierre Siméon sont par-là? Ou peut-être la Comptine des gens trop pressés de Carl Norac (extraite de Petits Poèmes pour passer le temps)